Campagne internationale en faveur de la libération de Nadia Savchenko #FreeSavchenko

Demandez la libération de Nadia Savchenko !

 

#FREESAVCHENKO Participez à la campagne internationale pour la libération de Nadia Savchenko !

#FREESAVCHENKO Participez à la campagne internationale pour la libération de Nadia Savchenko !

En partenariat avec l’Association des Etudiants Ukrainiens en France,  l’ONG polonaise Open Dialog Foundation et le mouvement ukrainien Vidsitch, Cosmopolitan Project Foundation a participé au lancement d’une campagne internationale pour la libération de Nadiya Savchenko.

« La situation avec Nadia Savchenko est intolérable dans un monde normal. Le comportement des autorités russes est un comportement de non-droit. Si le monde civilisé et les organisations internationales n’agissent pas sur le cas de Nadia Savchenko et d’autres prisonniers politiques ukrainiens que la Russie détient, ce sera la porte ouverte aux violations des Droits de l’Homme partout dans le monde », a déclaré Quentin Guillemain, Président de l’organisation non-gouvernementale Cosmopolitain Project Foundation , lors d’une conférence de presse à Ukraine Crisis Média Center.

« Je suis très préoccupé par la situation de Nadia Savchenko, surtout par son état de santé. C’est la raison pour laquelle nous avons décidé de lancer cette campagne afin d’accélérer le processus de libération de la pilote ukrainienne. Cette campagne est menée par plusieurs organisations, notamment l’Association des Étudiants Ukrainiens en France (AEUF), Open Dialog Foundation, le mouvement ‎Vidsitch et autres», explique Quentin Guillemain. « Le but est d’attirer l’attention de la communauté internationale sur ce cas flagrant de violation de tous les droits internationaux. La situation de Nadia Savchenko est particulièrement critique, car elle est en grève de la faim, mais bien sûr, on utilise notre campagne afin de mettre en lumière la situation d’autres otages politiques, kidnappés par la Russie ».

Tetyana Koupisovska,  porte-parole du projet en Ukraine et étudiante de l’Université Linguistique a exprimé son espoir que cette campagne soudera encore plus la société ukrainienne. « Nous avons mis en ligne une pétition pour demander la libération de Nadia Savchenko, pour le moment, cette pétition a été signée par plus de 45 000 personnes, mais nous espérons que les signatures vont s’accumuler très rapidement ». Pour le moment, la pétition est disponible en ukrainien, en russe, en anglais et en français, mais à partir de demain elle sera disponible en allemand et en polonais. « Nadia est le symbole de l’Ukraine. Il est donc crucial de la sauver ».

Lancement de la campagne #FreeSavchenko à l'ukraine Média Crisis Center à Kiev

Lancement de la campagne #FreeSavchenko à l’ukraine Média Crisis Center à Kiev

Nadiya Savchenko était pilote dans l’armée ukrainienne quand elle a été enlevée dans l’est de l’Ukraine par des miliciens armés pro-russes le 18 Juin 2014, transférée en Russie et mise en détention à Voronezh. Élue députée à la Rada ukrainienne aux dernières élections législatives et déléguée à l’Assemblée Parlementaire du Conseil de l’Europe, sa libération avait déjà été prévue par les accords de Minsk négociés avec la Russie et sa relaxe immédiate exigée par l’Assemblée Parlementaire du Conseil de l’Europe (APCE) le 28 Janvier 2015 et de nombreuses personnalités européennes.
De plus, comme toute personne relevant de la juridiction des Etats-membres Nadiya Savchenko bénéficie des garanties offertes par les instruments du Conseil de l’Europe, en particulier la Convention Européenne des Droits de l’Homme qui condamne l’enlèvement, le transfert et la détention illégale. Au titre de ses fonctions de représentante à l’Assemblée Parlementaire du Conseil de l’Europe Nadiya Savchenko bénéficie en outre de l’immunité parlementaire.
  • Au titre de cette campagne, nous avons lancé une pétition sur la plateforme change.org intitulée « Libérez Nadia Savchenko #FreeSavchenko » disponible en anglais, français, ukrainien, russe, allemand, polonais et bientôt en italien sur laquelle nous avons réuni plus de 46 000 signatures. Vous aussi, demandez la libération de Nadyia !
  • Afin de rappeler à la communauté internationale la situation de Nadiya Savchenko,  Madame Vira Savchenko, sa soeur, sera en France et en Belgique du 13 au 17 avril prochain. 

Lire notre rapport pour la libération immédiate de la députée ukrainienne Nadiya Savchenko

Vira Savchenko à Paris, Bruxelles et Strasbourg pour demander d’agir en faveur de la libération de sa soeur ! #FreeSavchenko

Demandez la libération de Nadia Savchenko !

A l’heure où les chefs de la diplomatie ukrainien, russe, allemand et français se réuniront lundi soir à Berlin, au format « Normandie » pour examiner le suivi des accords de paix de Minsk de février sur la crise ukrainienne, Vira Savchenko, la sœur de Nadiya Savchenko sera présente à Paris, Strasbourg puis Bruxelles du 13 au 17 avril 2015, pour une série de rencontres de haut niveau de l’Etat Français et des instances Européennes afin de plaider en faveur de la libération de sa sœur.

A l’invitation de l’ONG française Cosmopolitan Project Foundation, d’Open Dialog Foundation et de l’Association des Etudiants Ukrainiens et dans la cadre d’une campagne internationale lancée pour sa libération par ces organisations et le mouvement ukrainien Vidsitch [1], elle devrait être reçue par la Mairie de Paris, au Sénat et à l’Assemblée Nationale, à l’Assemblée Parlementaire du Conseil de l’Europe, au Parlement Européen et au Ministère des Affaires Etrangères français.

En violation de toutes les règles de droit international, Nadiya Savchenko a été enlevée dans la région de Luhansk à l’est de l’Ukraine par des miliciens armés pro-russes le 17 Juin 2014, illégalement transférée et mise en détention en Russie. Elue députée à la Rada Ukrainienne et déléguée à l’Assemblée Parlementaire du Conseil de l’Europe, sa libération avait déjà été prévue par les accords de Minsk négociés avec la Russie par le Président Français et la chancelière allemande, et sa relaxe immédiate exigée par ses collègues de l’Assemblée Parlementaire du Conseil de l’Europe (APCE) le 28 Janvier 2015 [2], ainsi que par de nombreuses personnalités européennes. En grève de la faim depuis 108 jours contre sa détention illégale, son état se dégrade d’heures en heures.

Comme toute personne relevant de la juridiction des Etats-membres, Nadiya Savchenko bénéficie des garanties offertes par les instruments du Conseil de l’Europe, en particulier la Convention Européenne des Droits de l’Homme qui condamne l’enlèvement, le transfert et la détention illégale. Au titre de ses fonctions de représentante à l’Assemblée Parlementaire du Conseil de l’Europe, Nadia Savchenko bénéficie en outre de l’immunité parlementaire.

Lire notre rapport pour la libération immédiate de la députée ukrainienne Nadiya Savchenko

[1] (http://uacrisis.org/fr/lancement-d-une-campagne-internationale-pour-la-liberation-de-nadia-savchenko/)

[2] (…) the Assembly also called on the Russian Authorities to release Ukrainian PACE member Nadiia Savchenko « within 24 hours and to ensure her return to Ukraine or to hand her over to a third country » Resolution 2034 APCE 28/01/2015

Rencontre avec Balint Magyar

Vendredi 13 mars 2015 – Rencontre avec Balint Magyar

Notre journée d’entretiens a commencé par une entrevue avec Balint Magyar. Membre du parti SZDSZ, dont il a aussi été président, et membre fondateur de l’Alliance des Démocrates libres, il a été ministre de l’Education dans deux gouvernements, de 1996 à 1998 et de 2002 à 2006. Il est l’éditeur du recueil d’articles « La pieuvre hongroise », que nous souhaiterions faire traduire en français. Deux volumes sont déjà parus. Il y a eu 15 000 exemplaires vendus en 2013 pour le premier volume, ce qui est très important pour un ouvrage de ce type, et 7 000 pour le second volume, sorti en 2014.

Cet essai structuraliste a pour but de démontrer le caractère mafieux du régime mis en place par Victor Orbán et le Fidesz. Balínt Magyar nous a exposé son hypothèse et sa position sur le Fidesz.

L’Etat mafieux est une sorte de modèle de clientélisme, inspiré du modèle du pater familias de la Rome antique. Le pater familias, ou même le parrain, exerce un véritable pouvoir sur ses subalternes. Il demande de l’argent à ses clients pour les protéger. L’Etat mafieux n’est pas pour autant une kleptocratie car il n’est pas basé sur du vol ou des réquisitions, mais sur des solidarités très fortes de type familial, qui protègent tous ceux qui ne trahissent pas.

Balínt Magyar nous a expliqué en quoi consistait un Etat mafieux. Une des conditions principales de son existence c’est le monopole politique. Les dirigeants peuvent faire réécrire la Constitution et mettre leurs pions à la tête de toutes les institutions. Les règles d’attribution des appels d’offres ont été changées, la compétition a été abolie, il n’y a plus qu’un seul candidat à la botte de l’Etat. La corruption est centralisée, il existe un véritable monopole du gouvernement (pour les taxes par exemple), et les oligarques sont subordonnés. Orbán cherche aussi à renvoyer une certaine proximité avec le peuple, il partage des traditions avec eux. Il est un peu comme le chef de famille du modèle du pater familias

Plusieurs catégories d’acteurs entretiennent le modèle d’Etat mafieux. Les polygarques en premier lieu, qui ont un pouvoir politique visible et un pouvoir économique invisible. L’ancien allié d’Orbán, Simicska, avec qui il s’oppose maintenant, contrôlait beaucoup les relations économiques. Ensuite nous avons les oligarques traditionnels (J’ai pas trop d’infos sur cette catégorie).Une troisième catégorie serait l’homme de paille ou « strawman » en anglais, qui sert d’intermédiaire et n’a pas du tout d’autorité politique. La dernière catégorie regroupe des « corruption brokers », souvent des avocats, qui savent détourner le droit pour aller dans telle ou telle direction. Ce sont des courtiers en corruption, ils savent dans quel cadre juridique poser l’action pour qu’elle soit inopposable et rentre dans l’esprit mafieux.

Les décisions politiques ne sont pas prises dans le parti (le président du Fidesz ne décide rien), ou par le gouvernement). Elles sont prises par une sorte de Politbureau (comme au temps du communisme), appelé « bureau de la pieuvre » par Balínt Magyar. Des personnes qui n’ont pas de position officielle, voire même de travail, y ont une influence très forte.

Cette structure d’Etat mafieux que nous a longuement décrite Balínt Magyar, peut être utilisée par les fascistes comme les communistes.

La Hongrie est le seul Etat mafieux de l’Union européenne, et dans les pays proches on peut citer la Russie, l’Azerbaïdjan, la Macédoine et le Monténégro.

Balínt Magyar nous a aussi parlé de l’opposition au Fidesz qui n’est pas très bien structurée et pas assez solide. Il y a une véritable demande pour qu’il y ait une opposition, mais il y a peu d’offre. Lors des élections, on note une très faible participation des populations rurales (15% lors de la dernière législative partielle en début d’année). Il n’est pas possible de battre le Fidesz sans un centre unifié et solide. Dernier point, Balínt Magyar n’a pas semblé très conscient du risque que peut représenter le Jobbik.

Il a conclu l’entretien en nous disant qu’il serait prêt à venir en France pour faire du plaidoyer sur la Hongrie.

Rencontre avec Daniel Oross, responsable jeune du PM

Rencontre du samedi 14 mars  – Daniel OROSS

                  Daniel OROSS, politologue hongrois, travaille actuellement a l’université de Lausanne est militant activiste au PM. Il est venu présenter sa vision de la scène politique hongroise. Il revient sur l’histoire de l’opposition, analyse la politique de Viktor Orbàn et présente ses espoirs pour l’avenir.

                  En 2009, un réseau d’intellectuels fonde, sur des inspirations écologistes, le LMP (Lehet mas a politika). Il fait son entrée au Parlement en 2010. Face a la nécessité de transformation du système politique hongrois, le LMP propose de nouvelles idées. Cependant, il n’y a pas d’espace pour la nouveauté politique en Hongrie. En cause, une majorité qui ne permet pas a l’opposition de participer (263 députés détenus par le FIDESZ). La scission entre le LMP et le PM s’opère en 2012 entre une branche plus institutionnelle -LMP- et une autre plus militante -PM. Ainsi, le symbole du LMP existe toujours aujourd’hui, mais il a perdu son dynamisme. Le LMP a refuse de se prononcer en faveur du FIDESZ ou de l’opposition lors des dernieres élections. Le PM, petite fraction de l’ancien LMP, a quant a lui fait le choix de l’opposition dans le champs politique. Il fait partie de la coalition Ensemble 2014 (Egyupt 2014) autour de l’ancien Premier ministre Gordon Bajnai, seule liste d’opposition lors des Législatives 2014. Aujourd’hui le PM détient un siège au Parlement.

                  Avant 2010, selon lui, il y avait une diversité politique en Hongrie, une partocratie. Depuis, ce concept a évolué. Un seul parti définit les règles du jeu, un parti qui domine sur de petits partis, tous les autres. Le peuple n’a jamais vraiment eu le droit a la parole, la démocratie n’a pas de base solide en Hongrie. Ainsi, en plus d’en finir avec la crise de la démocratie, il est nécessaire d’accompagner la transition des mentalités pour que Hongrois et Hongroises prennent conscience de l’importance de leur parole. Or, le LMP avait de bonnes idées pour dynamiser la population, une action visible et forte. Pour séduire, il indique que le PM doit donc s’appuyer sur une nouvelle stratégie, différente de la politique institutionnelle menée par le LMP -et largement amputée de ses ressources par la pression du FIDESZ. Ainsi, ils font des actions de terrain pour convaincre notamment de la nécessite d’instaurer un revenu minimum de subsistance. Pour stopper la dégradation de la société et la hausse de la pauvreté, le PM estime qu’il faut changer de méthode. Les discours gouvernementaux stigmatisent les pauvres (de même que les travaux d’interêt general imposes par Orban), et les accusent d’être les grands responsables de la situation actuelle du pays. Cela change avec le PM et le revenu universel -absent tant dans les médias que dans les paroles du FIDESZ. Leurs actions ne doivent pas laisser de côte les régions pauvres a l’est et au sud de la Hongrie, pas plus que les petits villages, lieux ou les extrémismes sont fortement implantés.

                  Mais cette nouvelle stratégie a t-elle profite au PM? Avec de moins en moins de revenus les ONGs écologistes ou environnementales sont affaiblies. Désormais, le PM ouvre ses portes a gauche et attire les électeurs de gauche. Au niveau des municipalités, il y a de plus en plus de coopération entre Socialistes et PM. Cependant, le rapport de force entre PM et Socialistes est difficile a établir car ces derniers sont fragmentés et divises. Aussi, les scandales politiques de la période 2004-2009, gouvernement Gyurcsany, et la crise de l’enregistrement de 2006 font que le PM est réticent a l’idée de coopérer avec les Socialistes.

                  Qualifier le système politique hongrois aujourd’hui est difficile. Le FIDESZ domine largement la scène politique, le gouvernement exerce un contrôle total des médias, le système ne garantit pas la transparence. Les limites fixées par l’UE ont été franchies et les valeurs européennes semblent oubliées. Malgré tout, Daniel OROSS refuse de parler de dictature, trop connote régime mafieux. Confrontée a une dictature, la population se sent impuissante et reste immobile la ou l’objectif du PM est l’activisme. « Pour mobiliser les gens, il n’est pas trop tard! » dit-il. Et une mobilisation rapide est d’autant plus importante que les scores du JOBBIK progressent. Ce parti politique, plus populiste que le populisme FIDESZ, donne des réponses simplistes aux interrogations et aux craintes des populations, surtout des jeunes et des milieux ruraux. Avec ses financements sûrement clandestins JOBBIK crie, et crie fort. C’est une machine de guerre bien rodée. Contre elle, le PM se mobilise. Et il espère que renaisse la république de Hongrie.

Rencontre avec l’ONG Hungarian European Society

Vendredi 13 mars – Rencontre avec l’ONG Hungarian European Society.

L’ONG Hungarian European Society que nous avons rencontré agit sous la forme d’un think thank et situe son action sur différents points. Les problèmes politiques, sociaux, économiques ou encore les affaires de l’union européenne et les droits de l’Homme sont les axes principaux de cette structure. Son action de « terrain » se traduit par la participation à des meetings, conférences ainsi que la mise en place d’évènements privés afin de discuter des différents problèmes en Hongrie. Les points clés de sa démarche s’articulent autour d’un contexte de recul démocratique accompagné de changements majeurs dramatiques dans la situation du pays.

La premier problème rencontré s’avère être l’étendue et la portée de leur action. En effet, si la sensibilisation et la mobilisation à ces sujets est plus aisé à Budapest du fait de différents facteurs et notamment le côté très cosmopolite de la ville, elle est bien plus difficile à l’échelle du pays tout entier. L’aspect intellectuel et les mouvements sociaux à Budapest rendent l’action de cette ONG plus ambitieuse tandis que dans un même temps les villages ou les autres villes ont une perception différente. Il est donc plus difficile de partager leur démarche dans ces autres lieux. Toutes ces interrogations nous renvoient à nos propres questionnements quant à l’aide que nous pouvons apporter.

Dans un contexte marqué par la détérioration de la démocratie dans le pays ainsi que la situation des citoyens, la question du rôle de l’Union Européenne et de ses institutions dans le combat face à l’action de ce gouvernement se pose. Cependant, pour eux la vision ne doit pas s’arrêter au seul régime de Victor Orbàn mais plus largement aux mouvements anti-démocratiques dans le pays. La sur-médiatisation de l’extrême droite hongroise rend la tâche délicate.

Les aspirations de la jeunesse et plus largement d’une grande part des citoyens ne cessent de montrer une volonté de changer les choses en continuel déclin. Ce déclin se traduit par une « fuite », de nombreux départs du pays pour « tenter » sa chance dans un autre pays. Pour exemple, Londres compte aujourd’hui 300 000 hongrois. Différentes raisons expliquent ces départs, des raisons économiques mais aussi sociales et politiques.

Malgré une situation compliquée il y à quelques années, les aspirations notamment de la jeunesse étaient de finir l’université et de partir à travers l’Europe. Aujourd’hui la situation a bien changée, et le nombre très réduit d’universités entraîne les jeunes à partir étudier ailleurs. A cela s’ajoute l’absence de futur pour ces jeunes, l’absence d’emplois et de travail malgré les diplômes. Le secteur public très demandé en raison des meilleurs salaires fait face au secteur privé où les salaires sont au contraire très bas. Aux raisons purement économiques s’ajoute un climat politique étouffant avec une perpétuelle pression politique et une absence de débats démocratiques. Se pose alors chez une partie de la population la question de l’intégration de la Hongrie dans l’Europe. Le développement d’un système passif et individuel mène à des perspectives d’avenir peu optimistes pour le pays.

L’idée que la démocratie puisse permettre de répondre à toutes ces interrogations et peurs n’est pas si évidente. Le creuset entre l’époque communiste et le régime d’aujourd’hui participe au fait que les gens n’ont pas la notion de ce que la démocratie peut leur apporter. Pour de nombreuses personnes, un bon gouvernement est un gouvernement qui reste en place ad vitam aeternam et qui n’est pas remplacé.

Sur la question de l’avenir des mouvements progressifs et positifs par le canal d’associations mais surtout des partis de gauche, l’absence de figure de leader, la main mise du régime Orbàn sur les médias publics et l’éducation amène à des perspectives dramatiques qui renforce la détérioration de la situation politique et démocratique hongroise. Les pressions ainsi que les critiques ouvertes émanant de responsables européens à l’encontre de Victor Orbàn s’avèrent pour les gens que nous avons rencontrés, être une solution dans le combat contre ce recul démocratique.